Smart City compte investir en île Maurice ?

Par Sonia 1 889 views0

Au cours de la COP 21 il sera aussi question de discuter sur les villes écoresponsables. À l’avenir, la ville intelligente ou smart City devra respecter trois exigences  » vivre, travailler et pérenniser ». Point sur le projet « smart mauritius » qui permettra à l’île Maurice de revoir à la hausse son défi d’aménagement du territoire.

Disposant de 1865 km2, l’île Maurice, située dans l’Océan Indien, propose une densité démographique de 600 habitants par km2, dépassant 6 fois la France. Son taux d’urbanisation, qui se rapproche maintenant des 42% et se focalise sur la capitale Port Louis, va augmenter considérablement d’ici 2050 pour parvenir possiblement, aux 50 ou 60%.

Pour faire face au problème, une vraie perspective à court et moyen terme de l’aménagement du territoire. Cela permettra de faire en sorte que l’île garde son bon vivre local tout en brillant à l’international par sa notoriété de centre d’affaires novateur. Le concept de « smart cities » ou « villes intelligentes » est justifié par le développement extraordinaire des NTIC. Dorénavant, les infrastructures urbaines sont connectées de façon permanente pour permettre les déplacements et maximaliser les ressources naturelles et énergétiques.

Vers une régionalisation gérée de l’île

5 technopoles, avec des diversités économiques propres, vont changer graduellement le paysage de l’île Maurice. Ces « hubs » ou plate-formes économiques disposeront toutes de smart-cities les plus créatives en terme de NTIC : infrastructures urbaines communicantes, développement des énergies renouvelables (solaires, éoliennes), gestion autonome et intelligente de l’eau et des déchets. Les logements et les services de familiarité (infrastructures médicales, crèches et centres scolaires, commerces, loisirs, etc.) feront partie de l’activité économique.

Comme l’indique Gaétan Siew, président du SLDC (State Land Development Company),  » Puisque les gens habiteront et travailleront au même endroit, cela engagera moins de déplacements. Globalement, cela soulagera la pression sur la capitale et sur la circulation routière, laquelle, d’après nous, réduira d’au moins 30 à 40% de son flot actuel d’ici à quelques années ». Il est assuré que le fer de lance de ces villes intelligentes est l’activité économique et la création d’emplois.