La Cour des comptes prend des décisions drastiques pour sauver les retraites complémentaires

Par Myriam 417 views0

trDans son rapport qui sera publié jeudi, la Cour des comptes réserve un cocktail de mesures pour sauver les retraites complémentaires.

Quelles stratégies pour trouver 4 milliards d’euros par an avant 2018 pour sauver les retraites complémentaires des millions de salariés et de cadres? Il revient donc aux partenaires sociaux, qui s’occupent de la gestion des régimes de retraite complémentaire, de trouver la solution d’ici à l’été 2015… La Cour des comptes, dans un rapport qui sera publié jeudi, leur propose un mélange acide de mesures.

Croissance faible

Si la tâche est si difficile, c’est en parti causé par la faible croissance et notamment parce que le gouvernement n’a pas apporter son aide pour boucher les déficits des régimes complémentaires, indique la Cour des comptes. Départs à la retraite anticipés après une carrière longue, meilleure prise en charge des trimestres de maternité, compte difficulté: les charitables dispositifs octroyés aux Français par le gouvernement socialiste depuis 2012 alourdiront de 1,4 milliard par an les comptes des complémentaires d’ici 2020.

Réduction des marges de manœuvre

En même temps, le gouvernement a de façon drastique diminué les marges de manœuvre des partenaires sociaux. Après l’augmentation des cotisations, pour effacer le déficit du régime général, le gouvernement a fixé un seuil à ne pas dépasser. Cependant ce seuil est déjà atteint. Si le patronat en est satisfait, les syndicats boudent, car ce plafond les dépossède d’un levier de ressources.

Il ne reste plus assez d’options. A court terme, la Cour des comptes s’inquiète particulièrement pour le régime des cadres. hormis un effort de plus, des cadres «probablement inévitable» pour financer leur régime, cette condition «pose la question d’une fusion pure et simple et à court terme» de l’Agirc avec l’Arrco.

Ce scénario est effectivement envisagé par certains syndicats et le patronat, mais il est confronté au refus de la centrale des cadres, la CFE-CGC. «Les deux régimes enregistrant des pertes d’argent, ce n’est pas en additionnant deux déficits qu’on fera un excédent», rétorque Serge Lavagna, son secrétaire national en charge de la protection sociale.