Hausse des taux de la FED : Aucune conséquence sur le crédit immobilier français

Par Sonia 604 views0

hausse-taux-fixes-decembre-2010

Grâce à la hausse des taux de 0,25 point par la Fed, la politique de la Banque centrale européenne donne la possibilité aux banques de la France de garder les taux des prêts immobiliers à des niveaux relativement bas.

Depuis de nombreux jours, le monde de la finance était fixé à la décision de la Fed qui devait relever ses taux. Ainsi, la Réserve fédérale américaine à la tête de laquelle, se trouve Janet Yellen, a opté pour la relance de ses taux d’intérêt.

Alors qu’elle a passé dix ans avec des taux relativement insignifiants, les taux directeurs ont été revus à la hausse d’un quart de point de pourcentage (0,25 points) et vont désormais évoluer suivant l’ordre compris entre 0,25% à 0,50%. Si les emprunteurs et épargnants vont être directement touchés par cette mesure, celle-ci ne devrait pas influencer les taux de crédit immobilier en France, surtout grâce à la politique conciliante de la Banque centrale européenne (BCE) qui devrait participer à la tenue des taux à un niveau relativement bas en 2016.

Le rôle « protecteur » de la BCE

« L’effet de contamination pourrait se faire à travers la hausse des taux d’emprunt d’État français dans le sillage des taux américains, mais la politique accommodante de la BCE vient faire rempart à cet effet : le vaste programme de rachats de dette perpétuée jusqu’en mars 2017 devrait concourir à contenir les taux d’emprunt », critique Jérôme Robin, président de Vousfinancer.com. « En effet, devançant cette décision de la FED, la BCE a annoncé en début de mois des mesures à contre-courant : baisse du taux de dépôt des banques à -0,3%, maintien du taux directeur à 0,05% et prolongement du QE (Quantitative Easing) jusqu’en 2017, voire au-delà », annonce Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier Cafpi.

Des taux de crédit continuellement très bas pour les emprunteurs français

Cela est également remarqué dans l’augmentation des taux d’emprunt d’État français, les banques françaises possèdent des marges expressives et ne réfléchissent pas rationnellement toutes les hauteurs à leurs taux de crédit immobiliers, pour demeurer concurrentielles entre elles et de rechercher de nouveaux clients à travers les prêts immobiliers. D’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux d’intérêt moyen hors assurance s’est élevé à 2,20 % en moyenne en novembre 2015, peu importe les durées d’emprunts.