Discrimination dans l’emploi, des mesures renforcées pour y faire face

Par Myriam 122 views0

En cas de discrimination, les travailleurs peuvent désormais utiliser la loi Justice du XXIe siècle consistant à entreprendre des actions de groupe.

D’après trois rapports parmi lesquels figurent un rapport produit par le Groupe de dialogue sur la lutte contre les discriminations dans l’emploi, qui critique les attitudes discriminantes et constantes au sein de l’entreprise. Les mesures mises en place par le gouvernement pour y faire face ont été jugées inefficaces. Un avantage pour le patronat.

France Stratégie a dévoilé un rapport en septembre qui estime à 150 milliards le coût économique occasionné par les discriminations d’accès à l’emploi et aux postes intitulés. La perte en croissance due aux discriminations dans l’emploi concernant surtout les femmes tournerait autour de 3 % à 14 % du PIB.

Un second rapport dévoilé en décembre par la Dares portant sur les risques que représente la discrimination à l’embauche.

Grâce à l’envoi de 3 000 CV fictifs à une quarantaine de d’entreprises renommées, il était question d’évaluer la façon dont les demandeurs d’emploi venant de plusieurs contrées du monde sont traités.

Au final, 47% des CV envoyés par des demandeurs d’emploi d’origine européenne ont reçu des réponses favorables, contre 36% seulement pour les CV pour les personnes d’origine maghrébine. Une entreprise sur trois a affiché une attitude discriminatoire…

N’ayant reçu aucune sanction, celles-ci ont été appelées par le ministère du Travail à changer de méthode. Ce rapport a été commandé par le Groupe de dialogue sur la lutte contre les discriminations. Ce collectif fondé en 2014, travaille sous la surveillance des ministères du Travail et de la Ville. Elle réunit surtout les représentants de l’État, l’institution indépendante du Défenseur des droits, de Pôle emploi, et des associations et des syndicats, comme FO.

Le gouvernement peu efficace dans son engagement

Au mois de septembre, le patronat était sorti du Groupe, désavouant les « règles contraignantes » adressées aux entreprises, celle surtout validées par la loi Justice du XXIe siècle qui permet aux salariés, membres des syndicats, de lancer une action de groupe dans le cadre de discrimination.