Cuba a signé un accord « historique » sur de vieilles dettes avec ses créanciers

Par Sonia 1 534 views0

Reportage-Cuba

La république cubaine a signé samedi un accord dit historique avec ses créanciers sur de vieilles dettes qui n’avaient pas été payées depuis un quart de siècle, d’après une annonce faite par le ministre français des finances, Michel Sapin.

« Cet accord permet de résoudre décidément la question de la dette de moyen-long terme de Cuba qui n’était plus payée depuis la fin des années 1980 », a expliqué le ministre dans un communiqué.

Les intérêts de retard, élevés à 4 milliards de dollars, « seront totalement annulés, alors que les arriérés évalués à presque 2,6 milliards de dollars seront restitués par Cuba sur une période de 18 ans pour tenir compte de sa situation économique », insiste le communiqué.

Dans un communiqué différent, le Club de Paris, structure informelle qui réunit des créanciers publics, et entreprend habituellement ce type de transactions, a déclaré que « cet accord offre un cadre de résolution définitive et durable à la question des arriérés dus par la république de Cuba au Groupe des Créanciers de Cuba, soit un stock total de dette de 11,1 milliards de dollars au 31 octobre 2015 ».

Le Club de Paris souligne que ce groupe de créanciers est composé de l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse.

Le ministère français des Finances, poursuit en déclarant que « cette négociation vient achever des débats dans lesquelles la France, premier créancier de Cuba et présidente du groupe ad hoc des créanciers, a joué un rôle moteur essentiel ».

Dans cette affaire, la France indique qu’elle « procédera comme les autres créanciers à l’annulation des intérêts de retard », alors que la somme qu’elle avait prêté à Cuba et les intérêts originels, évalués à 470 millions de dollars, seront remboursés en partie, le reste estimé à 230 millions de dollars étant transformé « en projets de développement à Cuba dans le cadre d’un effort bilatéral additionnel ».