Critique d’un philosophe concernant l’envahissement du monde numérique au détriment de la vie sociale au travail

Par Myriam 203 views0

Le digital occupe de plus en plus les professionnels et tente de s’introduire dans toutes les parcelles de l’entreprise. L’informatique digitale peut fonctionner sur les fibres optiques trois plus vite que la vitesse de la lumière… sa vitesse dépassé celle de la foudre.

Ce qui veut dire que c’est à vitesse la réticulation numérique entre, occupe et vermine les relations sociales, au point de le détruire. En fait, elle « contrôle et les détruit de l’intérieur, en les prenant de court et en les cannibalisant », explique à travers un texte Bernard Stiegler dans son dernier ouvrage, Dans la Disruption. Une façon pour le philosophe, de s’inquiéter par rapport à la société numérique qui envahit le monde au point de mettre de côté l’aspect social.

Au début, le livre commence par présenter deux exemples dramatiques de ce scepticisme automatique, qui appauvrit et détruit la vie sociale. Désormais, les êtres vivants ne sont plus eux-mêmes, perdent leurs envies car ils sont devenus des objets numériques ou encore des programmes.

On se rappelle le 11 septembre, mais également le 27 mars en 2002 quand Richard Durn, militant écologiste, abat huit membres du conseil municipal de Nanterre et neuf blessés. Et par la suite, il va se donner la mort en sautant par la fenêtre du commissariat de police où il était soumis à un interrogatoire.

Plusieurs semaines avant ce drame, le forcené avait écrit « qu’il n’avait plus envie d’exister ». Une phrase à la quelle, le philosophe ne restera pas indifférent « les évolutions de différenciation psychique et générale qui définissent la vie de l’esprit sont progressivement et détruites de façon anodines par les changements culturels qui avant étaient au stade exclusif mais désormais passé au stade de la consommation ».

Nouvelle forme d’atrocité

Un de ses premiers livres intitulé « Aimer. S’aimer. Nous aimer : du 11 septembre au 21 avril, lancé sur le marché en 2003, met déjà l’accent sur le problème que représente les technologies et industries de l’esprit qui viennent détruire la vie sociale du monde. Et cette situation ne fait que continuer à se détruire.

« Nous nous rapprochons progressivement de la bombe en question » lance-t-il. Dirigeant de l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) au centre Georges-Pompidou, ce dernier indique que cette nouvelle tendance caractérisée par le sentiment « qui ne donne plus envie de vivre » d’autres classes sont également concernées car à part Richard Durn, il y a d’autres classes de suicidaires comme Andreas Lubitz, pilote de l’air qui avait tué plusieurs passagers en lançant son avion contre une montagne, alors qu’il pilotait un avion en l’envoyant contre une montagne, ou encore ceux qui avaient précipité leur avions contre les tours jumelles du Wall Trade Center en 2001 ». Deux faits qui sont pourtant proches, mais qui n’évoquent la différence entre le terrorisme et le suicide.