Club Med : Le conglomérat chinois Fosun augmente son offre

Par Myriam 424 views0

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meBataille autour de la reprise du groupe de vacance Fosun à l’attaque. Une fois de plus on replonge dans l’interminable feuilleton de l’OPA portant sur le Club Med.

Le conglomérat chinois Fosun, appartenant au milliardaire Guo Guangchang, et ses partenaires sino-brésilo-franco-portugais ont attendu le dernier jour pour augmenter le prix de l’offre de l’homme d’affaires italien Andrea Bonomi. L’offre passe maintenant à 24,60 euros par action contre 24 euros jusqu’ici proposés par le camp Bonomi, soit un surplus de 2,5% augmentant la valeur du Club à 939 millions d’euros, contre 649 millions, quand, en mai 2013, Fosun avait pensé emporter la partie en proposant plutôt offre maigre de 17 euros l’action.

Siège et PDG inchangé

Gaillon II, «filiale d’investissement» de Fosun, a d’autre part indiqué que le siège va rester à Paris, et Henri Giscard d’Estaing, à ce poste depuis 2005, va demeurer le PDG. Il faut dire que cette offre faite par Fosun faisant partie des actionnaires depuis 2010, comparée à celle d’Andrea Bonomi, est celle de la prolongation avec une stratégie visant l’internationalisation et l’augmentation de la gamme réaffirmée vendredi.

Un groupe plus que prospère

«C’est la seule possible, a déclaré « HGE ». Car avec elle, Club Med est meilleur que la plupart de ses concurrents et au fil des années, mieux que le marché.». Le voyagiste voudrait rééquilibrer sa clientèle à un tiers pour la France, un tiers pour les marchés mûrs et un dernier pour les marchés émergents. Mais le groupe a enregistré des pertes au cours de ce dernier exercice estimées à 12 millions d’euros.

La bataille de la surenchère n’est pas prêt de s’arrêter

Une situation que Fosun compte transformer avec le milliard d’euros dépassant le pactole proposé par le camp adverse qu’il compte injecter dans la rénovation et l’ouverture de nouveaux villages, surtout en Chine et au Brésil et qui vient s’additionner au 1,2 milliard déjà injecté depuis 2002. Prochaine rencontre le 7 janvier, pour une éventuelle troisième suroffre de Bonomi, sans qu’une date puisse être avancée à cette OPA qui se distingue par sa longévité, du jamais vu dans l’histoire de la Bourse de Paris.